Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Tim ; « Eh oui, quand on a pas connu Noël et les cadeaux étant petit, forcément, on est content quand on nous en offre (rire)… » Tim vit dans une ferme avec le reste de sa famille, dans les Pyrénées, mais il n’a pas grandi comme tous les autres enfants :
Petit, sa mère est partie, et l’a laissé tomber, elle l’a abandonné. Après cet abandon, il va chez son père et sa belle-mère. Malheureusement, son père devient alcoolique, il ne se souvient plus ce qu’il fait quand il boit (comme tout bon alcoolique), et il bat Tim. Après quelques mois passés dans une maison de rééducation, il passe de la catégorie « perturbateur » à la catégorie « dangereux », puis est envoyé en prison où il attendra 3 ans avant de réussir à s’enfuir en grimpant par-dessus le grillage et la porte en fer. Il fugue.
Il arrive à Paris grâce à la Tour Eiffel qui aura été son point de repère pour s’orienter, comme son étoile. C’était « …ma seconde mère… », et le jour où enfin, il peut la contempler d’en-dessous, il se sentit mieux. Mais ce sentiment disparut aussi vite qu’il était apparut. Il ne connaissait personne, et passa ses premières nuits sous les buissons du Champ de Mars. Pour manger, il allait voler de la nourriture, souvent de la dinde ou de la charcuterie crue qu’il cachait derrière une trappe grillagée pour la manger un peu plus tard ou qu’il emmenait directement sous les buissons. Il y avait une petite fontaine, et pour se laver, il s’essuyait ses yeux salis par la nuit mais étant très pudique, il retournait derrière les buissons pour finir sa toilette. Au début il pleurait, et puis après il versait ce qu’on appelle les larmes des pauvres ;
ça consiste à sentir des boules dans la gorge et à avoir des picotements entre les deux yeux. Il faisait froid, et il lui fallut toute une semaine pour comprendre comment dormir au chaud, dehors, par un temps froid : il suffisait de faire comme les chiens, de respirer l’air qu’il soufflait.
Après ça, il changea de quartier, et « déménagea » dans un quartier malfamé où il « travailla » comme gigolo ou avec des prostituées, jusqu’au jour où une d’entre elles, l’invita dans un bar pour boire un verre et lui dit quelque chose qui lui bouleversa sa vie : « T’es gentil, toi… ». Il avait 14 ans. On lui avait toujours dit « Mais, de toute façon, toi, t’es un bon à rien, t’es un dangereux,… » etc… On ne lui avait jamais dit qu’il était gentil.
C’est à ce moment-là qu’il eut envie d’avoir sa vie, de sortir du trou noir dans lequel il tombait éternellement. Et un jour, «… J’ai eu la chance d’entrer par hasard dans une salle de boxe… » Les personnes qui étaient là lui apprirent quelques trucs.
Aujourd’hui, il fait des audiences dans des églises (eh oui, monsieur est catholique maintenant), ou dans d’autres salles devant des collégiens ou toutes autres personnes, parfois ses filles l’accompagnent et il accueille chez lui des ados qui sont tombés dans ce vide, où l’on ne sait pas où l’on va atterrir ; certains sont alcooliques, d’autres ont été rejetés de chez eux… Ils participent aux travaux de la ferme et Tim leur fait faire du sport comme de la boxe ou de l’endurance, sans oublier les abdos !
Il s’est marié avec une femme qui sort de la bourgeoisie, « J’ai tout de suite vu que Tim avait un cœur, mais au début, mes parents ont eu un choc, aujourd’hui il n’y a plus de problème entre eux…» , ensemble, ils ont eu deux filles, tout se passe pour le mieux. Ils vivent tous les quatre avec ses jeunes et leur redonnent la foi de croire en une nouvelle vie, ils leur redonnent L’ESPOIR DE TOUT RECOMMENCER A ZERO…
WiWi
Commentaires
Par NAANNNNN le 26/04/2005 à 21h07
J'vous signal que c vrémen arriver a un mec alors un peu d'pitié, siouplaiiii............... ... tout ca ce mec la a vraimen pa d'chance, mais je croi qu'ca prouve que kan on é heureux enfants ou ado on peu pa être heureux adulte, et vice-versa...
ce s'rai tro dégueulasse...
Par Chikage le 20/04/2005 à 20h14
C'est bien, mais c'est quoi? une autre nouvelle?
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